Inscription Aller à: [ recherche ] [ menus ] [ contenu ] [ montrer/cacher plus de contenu ]



Mort au Romantisme!

 

9782070124565fs.gif

Antoni Casas Ros (Gallimard)
ISBN : 9782070124565

Moi, j’adore Casas Ros; Peut être parce qu’il est espagnol (j’ai un faible pour les espagnols, et pour les romans qui parlent de l’Espagne), peut être à cause du mystère qui plane autour de lui, peut être, je ne sais pas. Bref, celui là, Mort au Romantisme, je l’aime parce qu’il est fait de textes courts, souvent poétiques, jamais crétins, toujours un peu sexuels, des fois trop (mais avec le roman d’après, Enigma, on comprend que le garçon semble perturbé par le sexe).
Je n’ai pas lu le Théorème d’Almodovar, ça m’a paru compliqué à souhait, et moi j’aime pas quand c’est prise de tête (d’ailleurs, Inception, j’ai pas aimé).

Tu auras compris que plus ça parle de la vie normale, dans tout ce qu’elle a d’insignifiant (parle moi des grains de sucre sur la table), plus j’aime. Et nous sommes en plein dedans, sauf quand on déborde.

.
 

Love Story

48628.jpg

Erich Segal (J’ai Lu)
ISBN : 9782290307816

Dégoté en vieille édition (les meilleures, celles avec des couvertures rétro) lors d’un Téléthon a 1€, dévoré en une journée, et émue. Là, pour le coup, c’est un roman de midinette (adapté en film, si vous préférez). Une histoire d’amour, d’école, de leucémie, de mort sur fond des années 70.
Jenny, Oliver (paye tes prénoms clichés), il est riche, c’est une intello, ils se détestent d’abord puis remuent ciel et terre pour convaincre le papa coincé d’Oliver que Jenny est une fille bien. A la centième page (sur les 120 du bouquin), paf, Jenny est malade. En 20 pages, paf, elle meurt.
Tu vas me dire que ça n’a plus d’interêt puisque j’ai raconté l’histoire, ici tu as le pitch, mais pas l’émotion, et rien que pour ça que je t’encourage à le lire. Segal a écrit ce bouquin en un été, fissa fissa. Il ne se doutait pas de son succès.
Il existe une suite que je n’ai pas lue, Oliver’s Story, mais d’après les avis des internautes c’est décevant…

.
 

J’ai grandi dans des salles obscures

 

9782709630825fs.gif

Gauthier Jurgensen (Lattès)
ISBN : 9782709630825

C’était un coup de coeur de première année de librairie, trouvé au hasard dans le rayon cinéma, la couverture me plaisait, elle faisait un peu années 80. A travers plusieurs films grand public (et des fois moins), l’auteur nous raconte un souvenir d’enfance, d’adolescence. J’ai pu retrouver Gauthier sur Facebook pour le féliciter, et il a eu la gentillesse de me répondre. Ce livre a déja 2 ans mais je pense que c’est utile de se le procurer, d’abord pour la culture du cinéma, ensuite pour le jeune auteur (il est né en 84) qui s’est bien débrouillé pour son premier livre.
Chaudement recommandé!

.
 

Les soeurs Brelan

9782878583205.jpg

François Vallejo (Viviane Hamy)
RENTREE LITTERAIRE

ISBN : 9782878583205

Un magnifique roman qui traite des relations fraternelles. Vallejo nous présente ici une famille de trois soeurs dont l’ainée tout juste majeure est la tutrice depuis la mort de leur père dans les années 60. Le roman est construit en trois parties, une pour chaque soeur.
Chacune a son caractère qui ne plait pas forcément aux autres, chacun réalise ses propres expériences avec parfois un peu d’égoïsme, mais dans la difficulté elles savent toujours se retrouver et ont mis au point une technique de persuasion assez efficace pour venir à bout des gens qui se mettent sur leur passage. Au delà du portrait des soeurs, Vallejo fait un point historique et nous présente la situation économique et politique des années 60.
On se demande s’il n’a pas été influencé par « Le pouvoir des trois nous libèrera. » A moins qu’il soit trop intelligent pour ça…

.
 

La ballade du café triste

 

9782253035893.jpg

Carson MacCullers (Livre de Poche)
ISBN : 9782253035890

Plusieurs textes dans ce livre dont le thème principal est la solitude. La vie de l’écrivain est assez intéressante (dossier dans Muze), pleine de failles et c’est ce qui m’a donné l’envie de lire quelque chose d’elle. Les personnages s’essayent tous à donner de leur personne, à faire tomber des barrières vis à vis des autres quitte à souffrir un peu, et finalement découvrent qu’il est plus sage de rester seul. L’histoire la plus marquante est celle qui ouvre le recueil et donne son titre au livre, La ballade du café triste.
C’est court et ça donne à réfléchir, sans non plus se prendre la tête. Parfait pour le train.

J’ai noté un joli passage : « L’amour est, avant tout, une expérience commune à deux êtres. Mais le fait qu’elle leur soit commune ne signifie pas que cette expérience ait la même nature, pour chacun des deux êtres concernés. Il y a celui qui aime et celui qui est aimé, et ce sont deux univers différents. Celui qui est aimé ne sert souvent qu’à réveiller une immense force d’amour qui dormait jusque là au fond du coeur de celui qui aime. Celui qui aime sait que son amour restera solitaire, qu’il l’entrainera peu à peu vers une solitude nouvelle, plus étrange encore, et de le savoir le déchire.
[...]Celui qui est aimé a toutes les raisons de craindre et de haïr celui qui aime. Car celui qui aime est tellement affamé du moindre contact avec celui qu’il aime qu’il n’a de cesse de l’avoir dépouillé, dût-il n’y trouver que douleur. »

.
 

respiration |
Bovary, prénom Charles |
Respiration-1 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Un blog réservoir
| A propos
| respiration2