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Arlington Park

 

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Rachel Cusk
ISBN :  9782757810064 (Points)

Très déroutant. Je pensais rire un peu comme quand je regarde Desperate Housewives, mais pas du tout. Il s’agit d’un groupe de femmes relativement aisées qui vit dans un quartier banal de riches. Ça n’empêche ni la pluie de tomber, ni les petites filles de se faire enlever. Pendant 24h on suivra ces femmes dans leur vie personnelle. Faisant du shopping, examinant leur silhouette avec un oeil critique, se maquillant ou mijotant un dîner pour quelques amis du quartier. Nous rencontrerons messieurs leurs maris, tout a fait respectables, mais nous verrons bien le clivage homme-femme. Au bord de la crise de nerfs, elle le sont toutes. Même au volant d’un 4×4 tout puissant, les enfants font leur cirque et les seins tombent avec les années. L’argent n’y peut rien. Elles ne se sentent pas grand chose, pas tellement aimées. J’ai un vrai gros doute sur la fin du bouquin. Étant donné que Rachel Cusk dégomme les clichés des familles aisées et heureuses en tout, dénonçant que les apparences sont souvent trompeuses, je me demande ce que Joe a prévu de faire…

Quelques extraits qui m’ont bien plus :

 

« C’était une chanson de Van Morrison – quelqu’un qu’elle connaissait la jouait souvent à la guitare. Puis, tel un petit éclair fourchu, son souvenir illumina son propre parcours instantané le long des sentiers tortueux menant dans la caverne de la mémoire. Elle se rappela un garçon, qui fut son petit ami pendant un moment, qui jouait cette chanson à la guitare. Elle avait dix-huit ou dix-neuf ans – elle se rappelait qu’elle portait un jean si usé que ses genoux maigres se voyaient au travers, assise en tailleur sur le sol. Elle était assise en tailleur sur un tapis, triturant un collier de perles qu’elle portait autour du cou. Elle se rappela une pièce éclairée, et la musique, et la sensation de tension et de faim que lui donnait son jeune corps. Comme il était étrange qu’elle l’ait oublié! Comme il était étrange qu’il ait été là tout le temps, ce souvenir, vivant et intact mais enfoui, caché, comme l’enfant dans son ventre! »

 

« Il y a cent ans de cela une femme savait que sa vie serait finie à l’instant où elle serait enceinte. Mais Juliet avait pensé que cela nécessitait un certain degré d’intelligence, qu’il y avait là dedans quelque difficulté. pendant un temps elle avait attaché du prix à l’idée d’une maison, d’un mari et d’enfants, comme ci ces choses étaient rares, comme si elles représentaient un nouveau raffinement de l’expérience humaine. Puis elle les avait eues, et elle commença a sentir le plomb s’installer dans ses veines, un peu plus chaque jour. Le jour où elle avait compris que si elle n’allait pas acheter à manger il n’y aurait rien dans la maison, le jour où Benedict était revenu du travail, une semaine après la naissance de Barnaby, et qu’elle avait compris qu’il faudrait qu’elle s’occupe de lui seule; les fois innombrables où une tache domestique lui était échue, de sorte qu’elle avait acquis de l’expérience et préféré s’en charger parce que c’était plus facile que de le demander à Benedict – tout cela était surprenant pour elle, scandaleux presque. »

1 Commentaire à “Arlington Park”

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  1. Oh là là celui-là je l’ai détesté ! Je l’avais pris à sa sortie et je m’étais ennuyée comme un rat mort !

    Nina a dit ceci


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