Inscription Aller à: [ recherche ] [ menus ] [ contenu ] [ montrer/cacher plus de contenu ]



  • Accueil
  • > Archives pour janvier 2012

Grace leur soit rendue

Lorette Nobécourt
ISBN : 978-2246760313

J’aime Lorette et elle me le rend bien. Bon, après La démangeaison j’avais un peu compris qu’elle aime parler des choses qui torturent un peu, et de sexe aussi surtout.
Une forme de vice, une façon de se faire du bien, ou du mal c’est selon. En tout cas, un truc inévitable que chacun vit à sa façon.

Là, nous suivons d’abord un couple d’écrivains, Roberto et Unica, qui se sont rencontrés à Barcelone après avoir fui le Chili sous la dictature de Pinochet, laissant famille et amis. La personnalité d’Unica est assez étrange, torturée, questionnée, incertaine, extrème. On nous décrit une femme entière qui ne l’assume pas totalement, avide de succès d’écriture, qui ne vit bien qu’à ces instants où la gloire récompense le douloureux travail d’écrire. Douleur. C’est peut-être le thème central. Et puis quand la gloire s’en va, Unica sombre. Elle en mourra, après avoir tenté d’égayer ses jours en expériences trompeuses d’ennui, en adrénaline puisée là où peu de gens s’aventurent. Roberto guérira dans un monde toujours un peu taché d’Unica, mais avec une autre femme. On suivra ensuite son fils Kola qui traine les séquelles de sa mère disparue trop tôt, et d’une famille un peu déchirée. Il tentera de recoller un peu les morceaux de famille et les morceaux de son coeur, il fera ses propres expériences, rencontrera des filles, une fille surtout. Y’a plein de sexe, parfois c’est moche tellement y’en a. M’enfin.
C’est un peu le livre du « moi ». Comment gérer son « moi » avec toute la misère des autres dont parfois, fatalement, on ne peut pas se défaire. C’est le roman du « faire-face ».
« J’aurais besoin de pleurer, mais de pleurer si longtemps que je ne peux pas me permettre de commencer »
« Je t’aime pour toujours, mais je ne t’aime pas tout le temps »

En plus chez Grasset, page 32, y’a un super jeu ou il faut inscrire en une colonne 24 mots, puis les réunir deux pas deux à la suite encore et encore jusqu’à ce qu’il n’en reste que 3 : le premier symbolise un rapport à la vie, le deuxième à l’amour, le troisième à la mort.

Bref, Lorette je t’aime, un peu moins sur En nous la vie des morts, mais sur celui là, ouai.

.
 

Paris vs New York

Vahram Muratyam
ISBN : 978-2264056306

En voilà un livre qu’il est beau!
10/18 publient et je le découvre bien en retard… Mais je me rattrape, et en plus je l’achète.

Exactement le genre de livre que j’aime, les illustrations sont magnifiques, et font un parallèle sur chaque page entre un détail de new-york contre un détail de paris.
On trouvera le French Cancan vs Lady Gaga, Godard contre Allen, Proust contre Salinger… Et le papier sent bon (ou pas, c’est selon chacun).
C’est simple et efficace. Un petit cadeau de touriste, un petit bouquin de plus dans la bibliothèque, une anecdote qu’on aime feuilleter de temps en temps, comme Clotaire se déguise.

Paris vs New York dans BD paris-vs-ny-bobohipster-300x231

En plus y’a mon homme en version stylisée, dedans :)

.
 

respiration |
Bovary, prénom Charles |
Respiration-1 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Un blog réservoir
| A propos
| respiration2