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Le maître et Marguerite ( Boulgakov)

ISBN : 9782221116869 (pavillons poche)

Bien bien. Oui, ça fait un bon long moment que je ne suis plus passée ici. Bien des choses ont changé… Il manque un père à ma vie, on a beaucoup pleuré et puis on s’est dit que le mieux c’était de continuer. Et il manque un boulot aussi, ceci dit maintenant j’ai plein de temps pour chroniquer, alors allons-y.

J’ai pas lu énormément. La faute à la spécialisation Architecture, évidemment sous mon nez, sur les tables, il y avait plutôt le catalogue de l’expo Labrouste que le dernier mauvais Grasset. Je me suis focalisée sur la lecture de classiques en me tenant informée des nouveautés du mieux possible (merci au Grand Journal et  à La Grande Librairie. De « grandes » émissions. Et mes potes libraires aussi, c’est évident).
Je suis partie en vacances au ski, mais je n’aime pas skier, et à trois jours du départ je me suis rendue compte que j’avais rien prévu à lire, donc je suis allée à la Fnac (voui parce que sur Place des Libraires personne l’avait près de chez moi), et j’ai acheté Mary Poppins. Le livre. Mais j’ai pas envie de parler de lui tout de suite.

Non. Je vais parler du Maître et Marguerite. Je l’ai pris pour plusieurs raisons.
1. J’ai eu une collègue qui s’appelait Marguerite, elle me faisait peur et elle était vraiment bizarre.
2. Il y a un gros chat sur la couverture du bouquin. Avec une couronne.
3. C’est un gros livre, idéal pour une semaine devant le feu
4. C’est russe, et ça me manquait, depuis Gontcharov.

Alors, je ne suis pas certaine d’avoir tout pigé de l’histoire… C’est loin de ce que je lis d’habitude, Satan, les sorcières qui volent à poil sur des balais (pire même : des hommes changés en porcinet), des crèmes qui font rajeunir, des fous qui marchent en caleçon dans la froide Russie en parlant d’un chat qui prend le tramway tout seul… Je me suis franchement demandée si j’allais tenir la distance, surtout que j’ai beau adorer la littérature russe, je ne me fais pas du tout aux patronymes qui se ressemblent tous. Bref, j’étais un peu perdue, mais j’ai tenu bon, j’ai tout lu, et même j’ai aimé. Je crois que c’est le fabuleux passage de Marguerite qui s’envole au bal de Satan qui m’a le plus scotché. Et j’imaginais pas Satan comme ça. J’aurais jamais cru qu’il avait un gros chat noir appelé Béhémot pour ami… Ce bouquin emmène réellement dans un autre univers, et après tout n’est ce pas ce qu’on attend d’un bon livre?

Et puisque j’ai évoqué mon Papa au début, je voulais recopier ce petit passage du livre…
« Oh Dieux, dieux! comme la terre est triste le soir! Que de mystères dans les brouillards qui flottent sur les marais! Celui qui a erré dans ces brouillards, celui qui a beaucoup souffert avant de mourir, celui qui a volé au dessus de cette terre en portant un fardeau trop lourd, celui là sait! Celui là sait, qui est fatigué. Et c’est sans regret, alors, qu’il quitte les brumes de cette terre, ses rivières et ses étangs, qu’il s’abandonne d’un cœur léger entre les mains de la mort, sachant qu’elle -et elle seule- lui apportera la paix. » (p.614 dans mon édition)

 

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