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Spooner

Spooner 51opmj8fxel._sl500_1-90x150Pete Dexter
ISBN chez Points : 978-2757827932

 

 

 

 

Bien bien bien. Je me suis fait taper sur les doigts pour ce bouquin parce que disait-on « ça fait 1 mois et demi que tu es dessus, il est génial je comprends pas que tu ne finisses pas plus vite! ». Oui mais mes amis sont libraires comme moi, et ils lisent plus que moi. J’ai pas honte, je lis ce qui me plaît quand ça me chante, je ne bosse plus en librairie donc je suis pas pressée. Le portrait de Dorian Gray vient seulement d’être lu alors qu’il était là depuis un bon bout de temps, et alors, j’ai envie de te dire?!

Bref, Spooner était effectivement très chouette, les filous se délectent toujours des histoires des autres filous qui pissent dans les frigos des gens la nuit. Spooner ne voulait pas trop trop naître (tu m’étonnes.) mais il a pas eu le choix alors tant qu’à être la autant faire des conneries ça passe le temps. Il n’aura pas une vie facile, son foyer ne déborde pas d’amour maternel mais fort heureusement il a quand même un modèle masculin qui l’aime et va lui apprendre un peu la vie sans jamais le rudoyer. Pourquoi j’ai mis longtemps à le lire? Parce qu’à un moment donné Spooner trouve enfin un sens a ses jours et il joue au … baseball. Longtemps. Trèèèèèès longtemps. En détails. Celle qui a arrêté le sport après le bac et n’a plus JAMAIS couru derrière son bus quitte à être en retard a la fac/ au boulot, supporte très mal les efforts sportifs quand c’est trop long. Même quand c’est littéraire. Mais cela reste un livre bien écrit, Spooner a une personnalité attachante même lorsqu’on espère qu’il va enfin cesser d’être mou du genoux et arrêter de pisser dans les frigos en loose-dé. Son beau-père, Calmer, et Spooner nous offrent une scène finale magnifique qui vaut vraiment le coup d’aller au bout du livre…

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Crime d’Honneur

Crime d'Honneur dans Litterature Etrangere crime-d-honneur-de-shafak-elif-936804170_ml1-100x150

Elif Shafak
ISBN chez Phébus : 978-2-7529-0743-1

 

 

 

 

Elif Shafak que j’aime de tout mon coeur, j’attendais avec impatience ton nouveau livre! Les couvertures Phébus sont toujours jolies, c’est du meilleur effet dans ma bibliothèque et tu as l’honneur d’avoir été achetée en grand format (impatience bouffeuse de porte-monnaie).
Donc non, je n’ai pas lu Bonbon Palace ni La Batarde d’Istanbul, j’ai accroché avec Lait Noir dont j »ai déjà parlé ici…
J’aime toujours apprendre la Turquie avec Elif et « stambouliote » est vraiment un mot trop cool.

Ici l’histoire démarre en Iran, et l’on apprend la famille et les traditions, c’est une saga. Comme de coutume avec Elif on se balade entre différentes époques selon la génération de la famille qui raconte l’histoire. Pembe et Jamila sont nées jumelles et filles, d’une mère morte en couche qui souhaitait un garçon. Esma, celle qui démarre l’histoire, est la fille de Pembe. Esma a deux frères, un qui passe ses soirées dans un squat parce qu’il est amoureux d’une punk trop vieille pour lui, et un qui est pas super gentil et qui va faire des conneries. Faut dire que les modèles masculins du roman ne sont jamais franchement mielleux dans la vie.
Pembe a choisi de vivre comme une citadine, de se marier et d’avoir des enfants; Jamila est guérisseuse (sorcière quoi) dans un village de bouseux ou quand on frappe à la porte il vaut mieux prendre son fusil avant d’aller ouvrir. Ni l’une ni l’autre n’est tout a fait heureuse dans ces choix qui sont faits… Lorsque les deux sœurs se retrouvent à Londres, un drame se produit, drame dont on nous parle depuis le début du livre et qui trouve enfin son explication… Je n’en dis pas plus…

C’est toutes les contradictions de l’être qui sont exprimées dans ce livre. L’étude des personnages féminins, de ce qui leur est imposé en Iran, de leur place dans la société, est vraiment intéressante. Le personnage du fils de Pembe, Iskender, est captivant également, même si l’on a parfois envie de ne pas lui accorder tant d’importance de par ses faits.
C’est un bon livre et une histoire bien ficelée, je recommande vivement.

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Mémoires d’une jeune fille rangée

Simone de BMémoires d'une jeune fille rangée dans Litterature Francaise 630393421-94x150eauvoir
ISBN chez folio : 978-2070355525

 

 

 

 

Simone, ma Simone… Sans bien savoir pourquoi j’ai tout de suite accordé un capital sympathie à ma Simone, sans même l’avoir lue. Le deuxième sexe m’a glissé des mains et pourtant ça m’intéressait fort fort fort, ce féminisme expliqué, mais les explications partent de trop loin, et je me suis sentie comme Penny dans Big Bang Theory quand Sheldon lui explique l’origine de la Physique depuis la Grèce Antique.
Ceci dit, ses théories m’intéressent, et je les avais abordées (un peu) en regardant « Les amants du Flore », téléfilm qui raconte l’histoire d’ « amour » (si on peut appeler ça comme ça) entre ma Simone et Sartre. Sartre aussi m’intéresse, c’est un sacré sale type mais il en a dans le cibouleau…

Bref, je me suis attaquée à ses mémoires de jeune fille. C’était parfait, une écriture fluide, des faits, un peu d’amour jamais correctement satisfait, mais surtout la formation d’un caractère fascinant. J’attendais de trouver des détails vrais sur le couple Sartre/Castor mais l’histoire s’arrête avant, elle ne concerne que les 20 premières années de la vie de Simone. Ses études, sa famille, sa vie sociale, ses tentatives de sortir du cadre strict dans lequel elle est élevée. Ce qui est remarquable, c’est la détermination dont elle a toujours fait preuve. Elle voulait vraiment devenir quelqu’un, écrire quelque chose, s’élever socialement aussi, et elle y est parvenu en faisant d’énormes efforts. Je crois que c’est souvent ce qui m’intéresse dans un bouquin quel qu’il soit et au delà de l’histoire qu’il raconte : la réflexion sur l’humain dans ce qu’il a de plus intérieur. L’étude des pulsions, des sentiments, des idées, des lubies, l’affirmation des caractères qu’ils soient bons ou mauvais. J’admire Léautaud pour sa misanthropie tellement assumée, j’admire Simone pour sa détermination.
Ce fut une belle lecture, mais je ne sais pas dire si elle plairait à chacun. En tout cas pour moi, c’est dans le mille.

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