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L’envie

Sophie Fontanelle
ISBN : 9782221126950 (Robert Laffont)

Hmm. Que dire? Le sujet m’intéressait beaucoup, mais je l’ai trouvé mal traité. En tout cas je ne m’attendais pas à une réflexion menée de cette façon. Il s’agit d’un essai plutôt que d’un roman, et c ‘est une femme qui tente d’expliquer pourquoi et comment elle a décidé de ne plus être l’esclave sexuelle d’un homme. Nouvelle abstinente, elle semble se porter comme un charme, et là mes tendances féministes deviennent reines : oui, c’est vrai, on a besoin de personne. Le problème qu’elle rencontre, c’est lorsqu’il s’agit de convaincre celles et ceux qui pensent le contraire parce qu’on les  formaté à penser ainsi.
J’aurais voulu lire le pourquoi du comment elle est arrivée à penser de cette façon, quelles blessures ou quels dommages elle a pu subir, ce qu’elle a pu ressentir auparavant et comment elle se sent après cette décision. Plutôt que cela, on ne lit que les réactions indignées de ses proches.
Je l’ai lu jusqu’au bout parce qu’il était court et que j’ai cherché loin ce que j’ésperais. M’enfin.

 

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Remake it!!

500 idées design pour recycler meubles et objets
ISBN : 9782878113570 (Thames and Hudson)

Paru en 2010, il a été mon coup de coeur de prise de rayon. Bonnes ventes spontanées, encore plus lorsqu’il est gentiment empilé sur table. Le principe est simple, le bouquin ne paie pas de mine. Des pages grises et jaunes, un format bien compact, et une pluie d’idées pour tout recycler et ne plus rien jeter :
- votre tour de cd vierge en plastique fera un parfait contenant pour vos donut’s, et ça empêchera même qu’ils sèchent.
- une vieille valise garnie de coussins bien douillets peut être transformée en « canapé » (Ok des fois c’est moche ou ringard, mais la plupart du temps ce sont des trucs géniaux auxquels on n’aurait jamais pensé!)
- de vieux bonhommes en plastique fondus sur un saladier feront une chouette corbeille à fruit (le design est partout!).

Bref, ruez-vous dessus!

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En r’tard, en r’tard!

Voilà un moment que plus rien n’est publié ici, et pour assurer une transition correcte je présente aujourd’hui :

Alice au pays des Merveilles, pop up aux éditions du Seuil (Isbn : 9782020678513)

L’histoire, tout le monde la connaît, ce qui est étonnant ici, ce sont les fabuleuses animations de papier et le graphisme. Je suis moins fan que l’Autre Alice du Seuil en « gravure » noir sur blanc, mais tout de même, saluons l’effort.En vérité, dans cette collection au Seuil, tous les pop up sont plutôt cool, on retrouve Peter Pan, Le magicien d’Oz (jolis jeux de verts à la cité d’Emeraude), et malheureusement il n’est plus disponible, mais il y avait aussi 20 000 lieues sous les mers.Les bouquins coutent un peu cher, mais c’est un livre-objet-cadeau-tout-ce-que-vous-voulez pour petits et grands (plutôt pour grands précautionneux, d’ailleurs) qui vaut le coup d’être présent dans vos bibliothèques.

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Wisconsin

 

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Mary Relindes Ellis
ISBN : 9782264046246 (10/18)

Jolie perle dénichée là. 10/18, je ne saurais pas vraiment dire pourquoi mais souvent, j’accroche pas. La quatrième de couv’ me tente, les  premières pages coulent bien et paf, je n’y arrive plus. Tandis que là non. Pareil que pour Les grandes esperances du jeune Bedlam.
Faut croire que j’aime les saga familiales, les secrets de famille abomiffreux qui sont invariablement les même, et les jolis paysages. A défaut d’aimer voyager pour de bon, je m’envole de mon quotidien par procuration.

Ici, Wisconsin. A la rencontre d’une petite famille : John, Claire et les enfants, Jimmy et Bill. Fermiers dans un lieu qui sent bon la terre fraiche et le cèdre, écrasés sous le poids d’un père alcoolisé trop souvent, les petits trouvent refuge chez les voisins, un couple adorable qui est trop content de les accueillir parce qu’ils ne peuvent pas avoir d’enfants, eux.

Et Jimmy, dès que possible, s’enrole dans les Marines pour fuir la maison, prévenant sa mère et son petit frère au dernier moment. Tristesse. Jimmy ne reviendra pas, Billy grandira contre vents et marées, sans l’épaule dont il avait besoin chaque jour, et chacun tentera de combattre ses propres démons pour faire face à la vie sans lui. Pas toujours facile. Heureusement, lorsque les cartes « entraide » et « empathie » sont jouées, tout finit généralement bien.Seules restent les cicatrices.

 

Ps : Jetez moi la pierre, j’ai eu quasiment deux mois de vacances, je n’ai pu réussir à lire que ça et je ne suis au courant de rien pour la rentrée littéraire, à part les grands noms habituels. Heureusement Folies d’encre est là, je vais me rattraper.En septembre, retrouvez ma séléction architecture pour l’inauguration de mon nouveau poste à la librairie du moniteur Palais de Chaillot (joie dans mon coeur!)

Ps n°2 : Si vous avez du temps à perdre je vous suggère de voter 5 plumes ici

http://www.aufeminin.com/ecrire-aufeminin/et-la-tete-alouette-n79936.html

Mon autocritique sera mauvaise comme c’est souvent le cas à moins d’être très imbu de sa personne ou trop confiant en soi.
L’histoire n’est pas bonne, les paragraphes sont trop longs, il y a des répétitions et la fin arrive trop vite. Ecrire une nouvelle, c’est dur.
Ca viendra sûrement avec le temps. En attendant j’aimerais bien gagner l’Ipad, aidez moi. A vot’ bon coeur m’sieurs dames.

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Charleston Sud

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Pat Conroy
ISBN : 9782253159629 (Lgf)

 

Après Le Prince des Marées, je retrouve mon Pat qui m’avait tant séduite. Je ne suis pas sure de lire un troisième roman de lui, je crois que j’ai peur d’être déçue tant ces deux là m’ont plu.

C’est encore un pavé, même en livre de poche, j’ai du mal à le vendre pour la plage tant il est gros. Mais ça vaut le coup.
C’est l’histoire de Léo King qui a fait une boulette et livre des journaux en guise de travail d’interêt général. Sa mère essaye de la cadrer, après la mort de son frère dans des circonstances dramatiques qu’on apprendra plus tard, il ne reste que Léo, et son éducation, il ne faut pas la rater.
Léo est un type bien, qui va aller accueillir gentiment les deux nouveaux voisins, une paire de faux jumeaux, et va s’en faire des amis, même contre l’avis de sa mère qui juge qu’ils sont une mauvaise fréquentation.
C’est le roman de l’amitié. La petite bande va s’élargir, rassembler des gens d’horizons différents, des riches, des moins riches, des beaux, des moches, avec des manières de penser différentes qui provoqueront parfois certaines disputes. Des amours plus ou moins fidèles vont se nouer, des mystères vont être résolus parfois en laissant des traces douloureuses.Sur fond de montée du Sida, et toujours dans ce merveilleux décor qu’est la Caroline du Sud, nous verrons chaque protagoniste prendre la mesure de sa liberté, devenir quelqu’un. C’est une ode à l’amitié, à l’entraide et à la solidarité que nous fait partager Pat Conroy.

Cette fois encore, c’est un succès.

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L’amour est à la lettre A

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Paola Calvetti
ISBN : 9782264051011 (10/18)

C’est une histoire d’amour et un roman épistolaire.Emma est libraire, elle tient un magasin spécialisé en littérature de l’amour.
Coeurs brisés, amour à l’étranger, amour d’une nuit, amour d’une vie, amour clandestin, amour de vieux, amour-courrier etc.
Sa librairie fonctionne bien, c’était un coup de poker, un rêve de longue date, elle en est très fière.
Elle est divorcée, elle a un fils, Mattia. Un jour, glissée dans un livre de ses rayonnages, elle trouve une note laissée là après le passage d’un vieil amour de jeunesse, trop timide pour aller l’aborder vraiment. Elle le reconnaît et ensemble ils décident d’entretenir une relation épistolaire, avec une vraie boite à lettre, du papier et de l’encre (verte, pour lui) qui vient d’un vrai stylo. Il s’appelle Federico, il est architecte et se ballade dans différentes grandes villes du monde pour son travail. Emma retombe amoureuse. Lui aussi, semble-t-il. Mais il est marié…

C’était pas mal, plutôt divertissant et un peu intelligent. En tant que libraire ça m’a plu de lire ce qu’Emma disait de sa boutique, de ses choix littéraires, de sa conception des vitrines, de ses mises en avant. C’est joli, elle a ce que  tout jeune libraire idéaliste espère obtenir un jour : un joli magasin à son image, qui fonctionne, des clients amis et fidèles.

En revanche, j’ai moins aimé quand elle a parlé de Levy et Musso (entre autres) comme étant de grands auteurs de l’amour. Hmm.
Il y a deci-delà quelques citations bien pensées et quelques notions d’architecture (réelles ou pas, je ne sais pas…) qui rendent le tout un peu plus intellectuel. Mais enfin.

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Bonjour Tristesse

Françoise Sagan
ISBN : 9782266195584

Voilà un moment que je voulais m’y mettre, à Bonjour Tristesse. C’est vrai que parvenir à écrire un petit roman comme celui là a l’âge de 19 ans relève de la prouesse. Ce n’est pas de la grande littérature, l’histoire n’est pas folle, pas de suspense, non, mais ça se laisse lire,et c’est bien tourné.
Cécile a 17 ans, elle est en vacances avec son père et sa nouvelle copine toute jeunette. Et puis Anne, la belle Anne, arrive, évince la jeunette,  fait main basse sur le père un peu coeur d’artichaut, et vient ruiner les vacances. Cécile s’éprend d’un garçon, et Anne la force à bachoter, alors Cécile se venge. Et paf. On ne se rend pas compte des proportions que ça peut prendre, ce petit jeu là.
Plongée dans les pensées d’une jeune fille de 17 ans; ni enfant ni adulte, première nuit d’amour, premiers sentiments, une place de femme à trouver, et premiers regrets du temps qui passe et éloigne les nounours, l’école et les bonbons.

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Céline’s Band

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Alexis Salatko (Robert Laffont)
ISBN : 9782221125847

Sur le modèle de Guignol’s band (troisième roman en deux parties de Céline, après les mésaventures des pamphlets de la honte), Salatko nous raconte de façon romancée les amitiés de Ferdinand Destouches. C’est un vieux Max porteur d’un crabe et proche de la fin, qui revient sur sa jeunesse, ses fréquentations, Gen Paul, Marcel Aymé, Céline et sa fuite au Danemark. On nous parle des femmes de chacun, des personnalités, des disputes, chaque homme ayant considérablement influencé les productions des autres, qu’il s’agisse de peinture ou d’écriture.On verra que personne n’était jamais d’accord avec Céline mais qu’on le respectait plutôt bien malgré tout.Il y a un petit morceau qui m’a fait bien rire, parce que moi, dans Céline, ce que j’aime, c’est son côté vieillot bourru, protecteur des animaux, renfermé, renfrogné, comme si personne ne le comprenait, comme si seul lui se suffisait. Il ressemble à Paul Léautaud, un grand personnage, lui aussi (Je termine Amours et je vous en reparlerai).

Et Léautaud écrivit à Céline(peut-être hein, on sait pas si c’est pour de rire) :

« Mon cher Céline,
Ils finiront par vous liquider, et vous l’aurez bien cherché et je ne verserai pas une larme, mais la proposition que je vous ai faite en 1944 tient toujours, quand vous serez au fond du trou, je suis prêt à recueillir Bébert (le chat, ndlr) qui seul m’importe. »

Haha! Un roman chouette, une écriture qui ressemble parfois à celle de Céline, en tout cas un vocabulaire proche du sien, qui rend le bouquin pas con du tout, en plus d’être une immersion intéressante dans les personnage des années 40.

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Un été sans les Hommes

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Siri Hustvedt
ISBN: 9782742797226 (Actes Sud)

Boris a quitté Mia pour une autre femme qu’on appellera « La Pause ». Mia ne connaît pas vraiment les raisons de son départ, coup de coeur ou coup de tête, par simple ennui ou par manque d’amour. Sombrant dans une espèce de démence qui la conduira aux urgences, elle finit par se réfugier auprès de sa vieille maman. C’est là bas, entre des cours de poésie à une poignée d’adolescentes et des clubs de lecture avec les amies de sa mère, qu’elle va faire le point sur sa vie, sur ce qu’elle a vécu, ce à quoi elle aspire. Elle rencontrera une vieille femme un peu folle qui brode des scènes olé olé derrière des vêtements aux allures toutes bêtes; une voisine un peu débordée par sa vie de famille, un mari absent et des enfants lovés dans leur monde imaginaire. Mia s’attachera à ces gens, elle cherchera de l’amour ailleurs, puisque Boris ne veut/peut plus.

C’est un joli roman qui tire un peu sur l’essai, et des personnages vraiment très attachants.

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Arlington Park

 

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Rachel Cusk
ISBN :  9782757810064 (Points)

Très déroutant. Je pensais rire un peu comme quand je regarde Desperate Housewives, mais pas du tout. Il s’agit d’un groupe de femmes relativement aisées qui vit dans un quartier banal de riches. Ça n’empêche ni la pluie de tomber, ni les petites filles de se faire enlever. Pendant 24h on suivra ces femmes dans leur vie personnelle. Faisant du shopping, examinant leur silhouette avec un oeil critique, se maquillant ou mijotant un dîner pour quelques amis du quartier. Nous rencontrerons messieurs leurs maris, tout a fait respectables, mais nous verrons bien le clivage homme-femme. Au bord de la crise de nerfs, elle le sont toutes. Même au volant d’un 4×4 tout puissant, les enfants font leur cirque et les seins tombent avec les années. L’argent n’y peut rien. Elles ne se sentent pas grand chose, pas tellement aimées. J’ai un vrai gros doute sur la fin du bouquin. Étant donné que Rachel Cusk dégomme les clichés des familles aisées et heureuses en tout, dénonçant que les apparences sont souvent trompeuses, je me demande ce que Joe a prévu de faire…

Quelques extraits qui m’ont bien plus :

 

« C’était une chanson de Van Morrison – quelqu’un qu’elle connaissait la jouait souvent à la guitare. Puis, tel un petit éclair fourchu, son souvenir illumina son propre parcours instantané le long des sentiers tortueux menant dans la caverne de la mémoire. Elle se rappela un garçon, qui fut son petit ami pendant un moment, qui jouait cette chanson à la guitare. Elle avait dix-huit ou dix-neuf ans – elle se rappelait qu’elle portait un jean si usé que ses genoux maigres se voyaient au travers, assise en tailleur sur le sol. Elle était assise en tailleur sur un tapis, triturant un collier de perles qu’elle portait autour du cou. Elle se rappela une pièce éclairée, et la musique, et la sensation de tension et de faim que lui donnait son jeune corps. Comme il était étrange qu’elle l’ait oublié! Comme il était étrange qu’il ait été là tout le temps, ce souvenir, vivant et intact mais enfoui, caché, comme l’enfant dans son ventre! »

 

« Il y a cent ans de cela une femme savait que sa vie serait finie à l’instant où elle serait enceinte. Mais Juliet avait pensé que cela nécessitait un certain degré d’intelligence, qu’il y avait là dedans quelque difficulté. pendant un temps elle avait attaché du prix à l’idée d’une maison, d’un mari et d’enfants, comme ci ces choses étaient rares, comme si elles représentaient un nouveau raffinement de l’expérience humaine. Puis elle les avait eues, et elle commença a sentir le plomb s’installer dans ses veines, un peu plus chaque jour. Le jour où elle avait compris que si elle n’allait pas acheter à manger il n’y aurait rien dans la maison, le jour où Benedict était revenu du travail, une semaine après la naissance de Barnaby, et qu’elle avait compris qu’il faudrait qu’elle s’occupe de lui seule; les fois innombrables où une tache domestique lui était échue, de sorte qu’elle avait acquis de l’expérience et préféré s’en charger parce que c’était plus facile que de le demander à Benedict – tout cela était surprenant pour elle, scandaleux presque. »

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