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Sur la route

Jack Kerouac
ISBN : 9782070367665  (folio)

( -> Traduction de Jacques Houbart)

Enfin!! Acheté il y a au moins sept ans à la Fnac, il dormait gentiment dans ma bibliothèque… je l’ai prêté à un ami, je l’ai écouté m’en dire du bien, lui comme tout le monde autour, mais je ne me lançais pas. Pourquoi? Parce que moi, j’aime pas voyager, et c’est quand même le fil conducteur du truc, le voyage. Le road trip, les kilomètres en bagnole, les routes toutes droites…

J’ai mis un temps fou à le lire. La traduction, à mon sens, est abominable (je n’aime pas trop les romans étrangers pour ça, et je suis incapable de lire en anglais, c’est bien dommage…), l’histoire est pleine de patronymes (trop. Comme dans Perceval) et de lieux différents. L’intrigue est moyen bof, à par rouler et trouver des minettes, il ne se passe grand chose. A mon avis, un gros gribouillage.  Mais au moins, c’est lu, et l’affaire est faite. Je ne me permettrai pas de dire que c’est mauvais, c’est sûrement très bon… mais en Anglais! Ou alors le nouveau rouleau, une nouvelle traduction…

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Le livre des choses perdues

John Connolly
ISBN : 9782290027455 (J’ai Lu)

[Grand prix Imaginaire 2010 Etonnants Voyageurs ]

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Je ne lis pas de littérature de l’imaginaire. Jamais. Je n’aime pas l’improbable, ce qui est trop loin de la vraie vie. Ca ne me fait pas rêver ni ne m’émeut, parce que je sais que ça n’arrivera pas (Terre a terre je suis). Je ne lis pas non plus de polars, trop sombre, ou violent, ou mal, je ne sais pas tellement l’expliquer. Pas que je n’aime que les bons sentiments, mais plutôt ce qui est vrai, dans le bon ou dans le mauvais, que ça dise ce que moi, je ne sais pas dire. Une lecture un peu… libératrice.
Bon, bref. La, je me suis prise au jeu. Les Echos en parlent comme d’un Conte, et je suis assez d’accord. Un truc à lire morceau par morceau, le soir avant le dodo. Le héros s’appelle David (j’ai un faible pour les David), il se sent oppressé dans sa famille (ça, ça me parle), et il s’échappe un peu de son univers par la lecture. Les livres lui parlent. Un jour, il se perd dans ses aventures littéraires. Il se retrouve dans un monde fantastique peuplé de bucherons, de chevaliers, de bestioles gluantes, de troll et j’en passe. Il va vivre des aventures sensées l’aider à combler quelques manques affectifs et résoudre un petit mystère de famille.
Ok ok, c’est prenant. C’était un bon moment de lecture.

Mais les hommes-loups, franchement!! C’est pas novateur.
Et tellement improbable! (Dit celle qui, pour se rassurer, à fini par croire sa mère qui lui disait non, les monstres n’existent pas.)

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Les filles de l’ouragan

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Joyce Maynard
ISBN : 9782848761992 (Philippe Rey)

Quand j’étais petite, j’ai lu Kastner, Deux pour Une. J’aimais la couverture où l’on voyait deux filles avec les cheveux tressés ensemble, et je trouvais l’histoire fun. Les filles de l’ouragan, pour moi, c’est un mix de Deux pour Une, et de La Vie est un long fleuve tranquille. On comprend vite qu’il y a un problème, on suppute avant les protagonistes, même. Ce qui m’intéressait, c’était de lire les émotions ressenties lorsqu’on se sent étranger à sa famille, différent. Les questions qu’on peut se poser, comment on s’affirme ou pas. Comment on trouve sa place et sa force personnelle. C’était une lecture divertissante, pas déplaisante, mais je n’ai pas trouvé la matière que je cherchais. Ce que j’aime, c’est les récits de vies grandissantes et les cadres/paysages bien marqués,  les environnements bien décrits. L’ambiance, les personnalités. Etre à l’aise avec les personnages. J’ai au moins eu ça, alors disons que c’était bien, mais sans plus…

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Wisconsin

 

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Mary Relindes Ellis
ISBN : 9782264046246 (10/18)

Jolie perle dénichée là. 10/18, je ne saurais pas vraiment dire pourquoi mais souvent, j’accroche pas. La quatrième de couv’ me tente, les  premières pages coulent bien et paf, je n’y arrive plus. Tandis que là non. Pareil que pour Les grandes esperances du jeune Bedlam.
Faut croire que j’aime les saga familiales, les secrets de famille abomiffreux qui sont invariablement les même, et les jolis paysages. A défaut d’aimer voyager pour de bon, je m’envole de mon quotidien par procuration.

Ici, Wisconsin. A la rencontre d’une petite famille : John, Claire et les enfants, Jimmy et Bill. Fermiers dans un lieu qui sent bon la terre fraiche et le cèdre, écrasés sous le poids d’un père alcoolisé trop souvent, les petits trouvent refuge chez les voisins, un couple adorable qui est trop content de les accueillir parce qu’ils ne peuvent pas avoir d’enfants, eux.

Et Jimmy, dès que possible, s’enrole dans les Marines pour fuir la maison, prévenant sa mère et son petit frère au dernier moment. Tristesse. Jimmy ne reviendra pas, Billy grandira contre vents et marées, sans l’épaule dont il avait besoin chaque jour, et chacun tentera de combattre ses propres démons pour faire face à la vie sans lui. Pas toujours facile. Heureusement, lorsque les cartes « entraide » et « empathie » sont jouées, tout finit généralement bien.Seules restent les cicatrices.

 

Ps : Jetez moi la pierre, j’ai eu quasiment deux mois de vacances, je n’ai pu réussir à lire que ça et je ne suis au courant de rien pour la rentrée littéraire, à part les grands noms habituels. Heureusement Folies d’encre est là, je vais me rattraper.En septembre, retrouvez ma séléction architecture pour l’inauguration de mon nouveau poste à la librairie du moniteur Palais de Chaillot (joie dans mon coeur!)

Ps n°2 : Si vous avez du temps à perdre je vous suggère de voter 5 plumes ici

http://www.aufeminin.com/ecrire-aufeminin/et-la-tete-alouette-n79936.html

Mon autocritique sera mauvaise comme c’est souvent le cas à moins d’être très imbu de sa personne ou trop confiant en soi.
L’histoire n’est pas bonne, les paragraphes sont trop longs, il y a des répétitions et la fin arrive trop vite. Ecrire une nouvelle, c’est dur.
Ca viendra sûrement avec le temps. En attendant j’aimerais bien gagner l’Ipad, aidez moi. A vot’ bon coeur m’sieurs dames.

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Charleston Sud

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Pat Conroy
ISBN : 9782253159629 (Lgf)

 

Après Le Prince des Marées, je retrouve mon Pat qui m’avait tant séduite. Je ne suis pas sure de lire un troisième roman de lui, je crois que j’ai peur d’être déçue tant ces deux là m’ont plu.

C’est encore un pavé, même en livre de poche, j’ai du mal à le vendre pour la plage tant il est gros. Mais ça vaut le coup.
C’est l’histoire de Léo King qui a fait une boulette et livre des journaux en guise de travail d’interêt général. Sa mère essaye de la cadrer, après la mort de son frère dans des circonstances dramatiques qu’on apprendra plus tard, il ne reste que Léo, et son éducation, il ne faut pas la rater.
Léo est un type bien, qui va aller accueillir gentiment les deux nouveaux voisins, une paire de faux jumeaux, et va s’en faire des amis, même contre l’avis de sa mère qui juge qu’ils sont une mauvaise fréquentation.
C’est le roman de l’amitié. La petite bande va s’élargir, rassembler des gens d’horizons différents, des riches, des moins riches, des beaux, des moches, avec des manières de penser différentes qui provoqueront parfois certaines disputes. Des amours plus ou moins fidèles vont se nouer, des mystères vont être résolus parfois en laissant des traces douloureuses.Sur fond de montée du Sida, et toujours dans ce merveilleux décor qu’est la Caroline du Sud, nous verrons chaque protagoniste prendre la mesure de sa liberté, devenir quelqu’un. C’est une ode à l’amitié, à l’entraide et à la solidarité que nous fait partager Pat Conroy.

Cette fois encore, c’est un succès.

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L’amour est à la lettre A

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Paola Calvetti
ISBN : 9782264051011 (10/18)

C’est une histoire d’amour et un roman épistolaire.Emma est libraire, elle tient un magasin spécialisé en littérature de l’amour.
Coeurs brisés, amour à l’étranger, amour d’une nuit, amour d’une vie, amour clandestin, amour de vieux, amour-courrier etc.
Sa librairie fonctionne bien, c’était un coup de poker, un rêve de longue date, elle en est très fière.
Elle est divorcée, elle a un fils, Mattia. Un jour, glissée dans un livre de ses rayonnages, elle trouve une note laissée là après le passage d’un vieil amour de jeunesse, trop timide pour aller l’aborder vraiment. Elle le reconnaît et ensemble ils décident d’entretenir une relation épistolaire, avec une vraie boite à lettre, du papier et de l’encre (verte, pour lui) qui vient d’un vrai stylo. Il s’appelle Federico, il est architecte et se ballade dans différentes grandes villes du monde pour son travail. Emma retombe amoureuse. Lui aussi, semble-t-il. Mais il est marié…

C’était pas mal, plutôt divertissant et un peu intelligent. En tant que libraire ça m’a plu de lire ce qu’Emma disait de sa boutique, de ses choix littéraires, de sa conception des vitrines, de ses mises en avant. C’est joli, elle a ce que  tout jeune libraire idéaliste espère obtenir un jour : un joli magasin à son image, qui fonctionne, des clients amis et fidèles.

En revanche, j’ai moins aimé quand elle a parlé de Levy et Musso (entre autres) comme étant de grands auteurs de l’amour. Hmm.
Il y a deci-delà quelques citations bien pensées et quelques notions d’architecture (réelles ou pas, je ne sais pas…) qui rendent le tout un peu plus intellectuel. Mais enfin.

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Un été sans les Hommes

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Siri Hustvedt
ISBN: 9782742797226 (Actes Sud)

Boris a quitté Mia pour une autre femme qu’on appellera « La Pause ». Mia ne connaît pas vraiment les raisons de son départ, coup de coeur ou coup de tête, par simple ennui ou par manque d’amour. Sombrant dans une espèce de démence qui la conduira aux urgences, elle finit par se réfugier auprès de sa vieille maman. C’est là bas, entre des cours de poésie à une poignée d’adolescentes et des clubs de lecture avec les amies de sa mère, qu’elle va faire le point sur sa vie, sur ce qu’elle a vécu, ce à quoi elle aspire. Elle rencontrera une vieille femme un peu folle qui brode des scènes olé olé derrière des vêtements aux allures toutes bêtes; une voisine un peu débordée par sa vie de famille, un mari absent et des enfants lovés dans leur monde imaginaire. Mia s’attachera à ces gens, elle cherchera de l’amour ailleurs, puisque Boris ne veut/peut plus.

C’est un joli roman qui tire un peu sur l’essai, et des personnages vraiment très attachants.

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Arlington Park

 

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Rachel Cusk
ISBN :  9782757810064 (Points)

Très déroutant. Je pensais rire un peu comme quand je regarde Desperate Housewives, mais pas du tout. Il s’agit d’un groupe de femmes relativement aisées qui vit dans un quartier banal de riches. Ça n’empêche ni la pluie de tomber, ni les petites filles de se faire enlever. Pendant 24h on suivra ces femmes dans leur vie personnelle. Faisant du shopping, examinant leur silhouette avec un oeil critique, se maquillant ou mijotant un dîner pour quelques amis du quartier. Nous rencontrerons messieurs leurs maris, tout a fait respectables, mais nous verrons bien le clivage homme-femme. Au bord de la crise de nerfs, elle le sont toutes. Même au volant d’un 4×4 tout puissant, les enfants font leur cirque et les seins tombent avec les années. L’argent n’y peut rien. Elles ne se sentent pas grand chose, pas tellement aimées. J’ai un vrai gros doute sur la fin du bouquin. Étant donné que Rachel Cusk dégomme les clichés des familles aisées et heureuses en tout, dénonçant que les apparences sont souvent trompeuses, je me demande ce que Joe a prévu de faire…

Quelques extraits qui m’ont bien plus :

 

« C’était une chanson de Van Morrison – quelqu’un qu’elle connaissait la jouait souvent à la guitare. Puis, tel un petit éclair fourchu, son souvenir illumina son propre parcours instantané le long des sentiers tortueux menant dans la caverne de la mémoire. Elle se rappela un garçon, qui fut son petit ami pendant un moment, qui jouait cette chanson à la guitare. Elle avait dix-huit ou dix-neuf ans – elle se rappelait qu’elle portait un jean si usé que ses genoux maigres se voyaient au travers, assise en tailleur sur le sol. Elle était assise en tailleur sur un tapis, triturant un collier de perles qu’elle portait autour du cou. Elle se rappela une pièce éclairée, et la musique, et la sensation de tension et de faim que lui donnait son jeune corps. Comme il était étrange qu’elle l’ait oublié! Comme il était étrange qu’il ait été là tout le temps, ce souvenir, vivant et intact mais enfoui, caché, comme l’enfant dans son ventre! »

 

« Il y a cent ans de cela une femme savait que sa vie serait finie à l’instant où elle serait enceinte. Mais Juliet avait pensé que cela nécessitait un certain degré d’intelligence, qu’il y avait là dedans quelque difficulté. pendant un temps elle avait attaché du prix à l’idée d’une maison, d’un mari et d’enfants, comme ci ces choses étaient rares, comme si elles représentaient un nouveau raffinement de l’expérience humaine. Puis elle les avait eues, et elle commença a sentir le plomb s’installer dans ses veines, un peu plus chaque jour. Le jour où elle avait compris que si elle n’allait pas acheter à manger il n’y aurait rien dans la maison, le jour où Benedict était revenu du travail, une semaine après la naissance de Barnaby, et qu’elle avait compris qu’il faudrait qu’elle s’occupe de lui seule; les fois innombrables où une tache domestique lui était échue, de sorte qu’elle avait acquis de l’expérience et préféré s’en charger parce que c’était plus facile que de le demander à Benedict – tout cela était surprenant pour elle, scandaleux presque. »

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Les trois lumières

Claire Keegan
ISBN : 9782848050959 (Sabine Wespieser)

Un tout petit texte à lire rapidement. Une petite fille est emmenée par son père, un jour sans prévenir, chez ses grands parents qu’elle ne voit jamais. Sa mère est enceinte et visiblement la famille est fauchée comme les blés, alors ils se débarrassent de la gamine pour l’été. Et c’est un été magique dans une maison saine avec des gens normaux qui l’aiment vraiment, qui s’attachent bien vite à elle. Il y a quelques rituels qui rendent la vie plus belle (il sera question de Weetabix, de course à la boite, de puits, de matelas qui suintent). La petite fille reprendra confiance en elle, grandira beaucoup, dira oui au lieu de ouais.
Et il faudra bien finir par rentrer.

C’est très joli, de se laisser emporter et calmer comme la petite fille du livre. De se laisser rassurer.

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Auprès de moi toujours

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Kazuo Ishiguro
ISBN : 9782070341924 (folio)

Nous suivons trois enfants pendant leur évolution au sein d’une école un peu spéciale, protégée de tout et du monde extérieur en particulier. On se demande un peu pourquoi leur bien-être est tellement préservé, il est plus ou moins question d’une entreprise à des fins médicales, il faut que chacun soit en bonne santé pour donner ses organes peut-être? C’est très flou (ou alors c’est moi qui n’ai rien compris). Certains élèves sont destinés à subir ces traitement médicaux, d’autres seront des accompagnants, afin de les aider. C’est le regard de Kath qui porte le livre, c’est elle qui plus tard sera une accompagnante, et le sera pour une des ses vieilles amies de Hailsham, ce qui la fera beaucoup réfléchir. Evidemment il y a une petite histoire d’amour, ça aide. Il y a un idéal de liberté qui couvre cette histoire, et une virée en voiture interessante à la rencontre d’un clone, semble-t-il (ok, c’est decontextualisé, les gars). Il est question aussi du regard de chacun : pas toujours facile de vivre entre enfants, sans affection parentale, sans personne pour répondre aux questions inévitables qu’on s’est tous posés un jour, en particulier en ce qui concerne le sexe, ici.

C’était prenant, plutôt joli, malgré ma difficulté de compréhension (je déteste la SF, et je crois qu’on la frise un peu, ici).
C’est adapté en film avec Keira Knightley.

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